Magali Lagrange – PBM - 09/12/2007
Découverte

Coup d'oeil sur le centre culturel péruvien

Depuis 21 ans, le Cecupe propose une plongée au cœur de la culture et du patrimoine péruviens. Loin des clichés souvent véhiculés, la riche programmation du Centre fait la part belle au Pérou d’aujourd’hui.

Depuis 21 ans, le Centre culturel péruvien (Cecupe) est un centre discret mais actif. Chaque année, sa programmation offre entre 25 et 30 événements, dont 70 % se déroulent, à défaut d’avoir son propre « centre », à la Maison de l’Amérique Latine. Conférences, concerts, soirées lecture, les activités proposées sont aussi variées que les domaines abordés, qui vont de l’archéologie aux arts plastiques, en passant par l’histoire, la musique, la géographie, etc. Rien n’échappe à l’œil avisé du Cecupe et de ses intervenants de renom.

Réunir Français et Péruviens autour de la culture

Parmi l’éventail des activités proposées, certaines sont organisées chaque année, et constituent autant d’occasions de rencontre pour « fidéliser le public », selon l’expression de Yolanda Rigault, la présidente du Centre. Evénement récurrent de l’association, la « Noche  de poetas », organisée depuis 12 ans, fait découvrir la poésie péruvienne dans une ambiance conviviale. Sa date coïncide désormais avec le Printemps des Poètes, même si la version péruvienne est née bien avant lui.
 
Si les conférences attirent 60 % de Français, certaines activités sont plus directement adressées aux Péruviens. Ainsi, pour la fête nationale du Pérou le 28 juillet, l’association organise chaque année une offrande florale devant la statue du général Don José de San Martin (parc Montsouris, XIVe arrondissement). « La connaissance de notre propre culture est une alliée considérable pour mieux nous ouvrir à celle du pays d’accueil. Telle est également notre mission. » souligne Yolanda Rigault.

Vingt et un ans d’expérience et une solide réputation

Cette forte présence au sein de la communauté péruvienne explique peut-être que le Cecupe bénéficie d’une telle renommée auprès d’elle, non seulement en France, mais aussi au Pérou. A tel point que le journal El Comercio, principal quotidien de Lima, lui a récemment consacré un article.
 
Il faut dire que le Centre n’en est plus à ses débuts. Il a soufflé sa vingtième bougie en 2006, pour le plus grand plaisir de ses membres et de sa présidente. A événement exceptionnel, moyens exceptionnels. Un prix littéraire a été décerné pour l’occasion (voir En savoir plus). Tous s’accordent à le dire, l’une des plus grandes réussites du Centre est d’avoir autant duré. Association loi 1901, le Cecupe ne bénéficie d’aucun financement externe. Son fonctionnement est entièrement assuré par les cotisations de ses 150 membres et grâce au bénévolat. Pourtant la majeure partie des activités sont gratuites. Cette indépendance financière fait la fierté de Yolanda Rigault, qui souligne que leur totale liberté en dépend.
 
Depuis sa création par un petit groupe de Français et de Péruviens, passionnés par le pays et désireux de faire partager leur engouement, l’activité du Centre culturel péruvien s’est développée mais l’objectif, lui, est resté inchangé. Si, pour les Français, le Pérou reste synonyme d’Incas, le pays a désormais un nouveau visage. Celui du Cecupe.

Informations pratiques

Centre culturel péruvien (Cecupe)
06.70.37.61.30 ou 01.60.12.14.05 - www.cecupe.com - www.mal217.org - yolanda.rigault@wanadoo.fr



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Prix littéraire

Le Centre culturel péruvien a décerné son premier prix littéraire en juillet 2006, à l’occasion de son vingtième anniversaire. Le prix « Vingt ans du Cecupe » avait pour objectif de récompenser un essai rédigé par un auteur de nationalité française ou péruvienne et axé sur les relations entre le Pérou et la France au niveau culturel, artistique, sociologique ou géopolitique. Le jury a distingué les Péruviens José Ragas Rojas et Claudia Rosas Lara pour leur essai intitulé Marianne en los Andes, centré sur l’influence au Pérou des révolutions françaises, de 1789 à mai 68. L’œuvre sera disponible d’ici peu en version bilingue aux Editions Mare et Martin. La date exacte de parution n’a pas encore été fixée mais, selon la présidente du Cecupe, Yolanda Rigault, « la phase finale de correction a débuté ».