Badanti, femmes migrantes d’Europe de l’Est

Exposition virtuelle de la photographe italienne Roberta Valerio

Les « Badanti » sont ces femmes de l'Est, venues en Italie pour travailler comme aide à domicile et s'occuper, jour et nuit, d'une personne âgée. Ce métier leur permet de faire vivre leur famille à distance. C’est un véritable phénomène de société en Italie, l’un des pays d'Europe où la nécessité d'une aide pour les personnes âgées est en constante augmentation. La réponse vient de l'immigration, plus ou moins clandestine.

Elles sont principalement jeunes, ont un niveau de scolarisation élevée, et s’expatrient principalement d’Ukraine, de Roumanie, de Pologne, de Moldavie et de Biélorussie. C’est une sorte de
 « membre de secours » de la famille qui devient fondamental  pour la sérénité de celle-ci et pour le bien-être de la personne âgée, mais qui oblige la « badante » à accepter une forte restriction de sa liberté individuelle. Nourries et logées, elles ne gagnent pas plus de 600 à 800 euros par mois et rentrent chez elles une ou deux fois par an.

J'ai suivi quatre femmes dans leurs voyages de retour annuels au Pays : Vera en Moldavie, Danuta en Pologne, Alina en Ukraine, et Uana en Roumanie.

Le projet est né d'une double volonté : reconnaitre et  comprendre la condition existentielle et psychologique des « badanti" ; représenter le processus de transfert d’émotions et de sentiments de leur famille à celle « d’adoption », de leur pays d’origine (et de sa culture) à un autre.

De plus en plus fréquemment le quotidien des Italiens et le quotidien des étrangers se mêlent « naturellement » .

Le reportage se structure en plusieurs phases :

. Le quotidien de la « badante » avec la personne âgée,

. Les quatre femmes dans leur Pays, lors de leur rentrée annuelle,

. Le voyage de retour « au travail ».  De vrais "business" se sont créés autour de ces « voyages des badanti ».  Les autoroutes et les aires de repos grouillent de ces bus et minibus avec remorque venus d’Europe de l’Est.  La durée du voyage ne se compte pas… une moyenne de 27 heures pour rejoindre l’Italie du Nord en partant de la Roumanie.

Nostalgie et fatigue se mêlent pour ces femmes qui se laissent transporter vers leur « prison  économique ».

(Texte de Roberta Valerio)

  • gallery-03-600-400.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-03-600-400.jpg

    gallery-03-600-400.jpg
  • gallery-01-600-400.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-01-600-400.jpg

    gallery-01-600-400.jpg
  • gallery-02-600-400.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-02-600-400.jpg

    gallery-02-600-400.jpg
  • gallery-04.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-04.jpg

    gallery-04.jpg
  • gallery-05.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-05.jpg

    gallery-05.jpg
  • gallery-06.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-06.jpg

    gallery-06.jpg
  • gallery-07.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-07.jpg

    gallery-07.jpg
  • gallery-08.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-08.jpg

    gallery-08.jpg
  • gallery-09.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-09.jpg

    gallery-09.jpg
  • gallery-10.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-10.jpg

    gallery-10.jpg
  • gallery-11.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-11.jpg

    gallery-11.jpg
  • gallery-12.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-12.jpg

    gallery-12.jpg
  • gallery-13.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-13.jpg

    gallery-13.jpg
  • gallery-14.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-14.jpg

    gallery-14.jpg
  • gallery-15.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-15.jpg

    gallery-15.jpg
  • gallery-16.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-16.jpg

    gallery-16.jpg
  • gallery-17.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-17.jpg

    gallery-17.jpg
  • gallery-18.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-18.jpg

    gallery-18.jpg
  • gallery-19.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-19.jpg

    gallery-19.jpg
  • gallery-20.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-20.jpg

    gallery-20.jpg
  • gallery-21.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-21.jpg

    gallery-21.jpg
  • gallery-22.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-22.jpg

    gallery-22.jpg
  • gallery-23.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-23.jpg

    gallery-23.jpg
  • gallery-24.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-24.jpg

    gallery-24.jpg
  • gallery-25.jpg

    /fre/Docs/sortir/expositions-virtuelles/935/gallery-25.jpg

    gallery-25.jpg



vos commentaires  Laisser vos commentaires


Biographie

Née en 1973 à Udine (Italie),  Roberta Valerio vit à Paris depuis 1998.
Photographe indépendante , elle est représentée par Grazia Neri en Italie. Interpellée depuis longtemps par le thème de l’injustice, elle est intéressée par toutes formes de résistance.

Son travail est régulièrement publié dans la presse française et internationale avec la réalisation de sujets société à Paris et à l’étranger et  poursuit parallèlement des reportages plus personnels.

Elle est titulaire d’une licence en droit en Italie. Elle a travaillé comme  tireuse-filtreuse pour l’agence Magnum Photos. Sélectionnée pour le XI Prix  International de Photographie Humanitaire Luis Valtueňa, organisé par Médicos del Mundo 2007 ; sélectionnée pour le  Prix Aidda de la photographie sociale et documentaire 2003 ; « Coup de Cœur »  2006 pour la Bourse de Talent 28, Photographie.com.